Le mûrier platane parasol est un arbre d’ornement obtenu par greffe d’un mûrier à port retombant sur un tronc droit, taillé pour former une boule dense en forme de parasol. Stérile, il ne produit ni fruits ni graines, ce qui en fait un choix apprécié pour ombrager une terrasse ou une cour sans les salissures liées aux mûres tombées au sol.
Qu’est-ce que le mûrier platane parasol ?
Contrairement à ce que son nom suggère, cet arbre n’a rien à voir avec le platane commun. L’appellation « platane » vient simplement de la forme large et étalée de son feuillage, qui rappelle celle d’un platane taillé en tête de chat. Il s’agit en réalité d’une variété de mûrier (genre Morus), greffée sur un porte-greffe droit pour obtenir un tronc unique surmonté d’une couronne arrondie et compacte.
Un mûrier greffé en forme de parasol
La technique de greffe utilise le plus souvent une variété de mûrier pleureur ou à port retombant, fixée en tête d’un tronc de 1,80 à 2,20 mètres. La couronne ainsi obtenue se développe horizontalement, dessinant naturellement une silhouette en ombrelle qui offre de l’ombre dès les premières années de plantation.
Un arbre stérile, sans fruits ni salissures
Le mûrier platane parasol est généralement issu de cultivars mâles ou stériles, sélectionnés précisément pour ne pas fructifier. C’est l’un des principaux arguments de vente de cet arbre : pas de mûres écrasées sur une terrasse, une allée ou une voiture, et donc pas de taches violettes ni d’insectes attirés par les fruits tombés au sol.
Quelles sont les caractéristiques de cet arbre d’ombrage ?
Le mûrier platane parasol se distingue par une croissance modérée et un encombrement maîtrisé, ce qui le rend adapté aux jardins de taille moyenne comme aux grandes propriétés.
- Hauteur adulte : entre 3 et 5 mètres selon la taille du tronc et la conduite de la couronne.
- Diamètre de la couronne : de 2,5 à 4 mètres à maturité, pour un ombrage généreux.
- Feuillage : caduc, vert franc et brillant, denté, offrant une ombre dense en été.
- Croissance : plutôt lente à modérée, ce qui limite le besoin de taille fréquente.
- Système racinaire : traçant mais peu invasif comparé à d’autres essences à croissance rapide.
- Rusticité : bonne résistance au froid (jusqu’à -15 °C environ) et à la sécheresse une fois établi.
Où et comment planter un mûrier platane parasol ?
Cet arbre trouve naturellement sa place près d’une terrasse, dans une cour, en bordure d’allée ou encore au centre d’une pelouse, où sa silhouette architecturée devient un véritable point focal du jardin.
Choisir l’emplacement idéal
Le mûrier platane parasol apprécie une exposition ensoleillée à mi-ombragée et un sol drainant, même modérément pauvre. Il tolère bien les sols calcaires et supporte les embruns, ce qui en fait une option intéressante en région littorale. Il convient parfaitement pour créer une zone d’ombre naturelle à proximité d’un espace de vie extérieur, par exemple près d’un contour de piscine où l’ombrage limite l’évaporation et le réchauffement excessif de l’eau.
Les étapes de plantation
La plantation se fait idéalement à l’automne ou en fin d’hiver, hors période de gel, pour favoriser un bon enracinement avant les fortes chaleurs.
- Creuser un trou de plantation deux à trois fois plus large que la motte.
- Ameublir le fond et mélanger la terre extraite avec du compost ou du terreau.
- Positionner l’arbre bien droit, le point de greffe hors du sol.
- Reboucher, tasser légèrement et arroser abondamment.
- Installer un tuteur pendant les deux premières années pour stabiliser le tronc.
Avant de planter près d’une limite de propriété, il est utile de vérifier les distances légales de plantation prévues par le Code civil, qui impose en général un recul de deux mètres pour les arbres dépassant deux mètres de hauteur, sauf usage local contraire. Pour finaliser l’aménagement au pied de l’arbre, une bordure en traverses de bois permet de délimiter proprement la zone de plantation.
Comment entretenir et tailler un mûrier parasol ?
L’entretien de cet arbre reste léger comparé à d’autres essences ornementales, ce qui explique en partie son succès dans les jardins contemporains.
La taille en boule, un geste annuel
Une taille de formation est réalisée chaque hiver, en dehors des périodes de gel, pour conserver la forme arrondie caractéristique et équilibrer la densité du houppier. Les branches trop vigoureuses ou mal orientées sont raccourcies pour maintenir une silhouette régulière. Cette taille annuelle diffère de la conduite d’un paulownia adulte, dont la croissance beaucoup plus rapide impose une taille plus fréquente et plus sévère pour contenir le développement.
Arrosage, sol et exposition
Un arrosage régulier est nécessaire durant les deux premières années suivant la plantation, le temps que le système racinaire s’installe. Une fois établi, le mûrier platane parasol devient relativement tolérant à la sécheresse et ne demande plus qu’un arrosage ponctuel lors des étés très secs. Un apport de compost au printemps favorise une belle densité de feuillage.
Quel est le prix d’un mûrier platane parasol ?
Le tarif varie fortement selon la circonférence du tronc et la taille de la couronne au moment de l’achat.
- Jeune sujet (tronc fin, couronne peu développée) : entre 80 et 150 euros.
- Sujet moyen (tronc de 8 à 10 cm de circonférence) : entre 200 et 400 euros.
- Sujet mature (belle couronne déjà formée) : de 500 à plus de 1 000 euros en pépinière spécialisée.
Ce prix, plus élevé que celui d’un arbre d’ombrage classique, s’explique par le temps de formation nécessaire pour obtenir une couronne bien équilibrée et par la technique de greffe employée.
Quels sont les avantages et les inconvénients de cet arbre ?
Avant de se lancer, il est utile de peser le pour et le contre de cette essence ornementale.
Les points forts
- Ombrage dense et rapide sur une petite emprise au sol.
- Aucune fructification, donc aucune salissure au sol.
- Silhouette graphique qui structure fortement un jardin.
- Bonne résistance à la sécheresse une fois installé.
- Entretien limité à une taille annuelle.
Les points de vigilance
- Prix d’achat plus élevé qu’un arbre non greffé.
- Sensibilité du point de greffe qui nécessite une surveillance.
- Système racinaire à tenir à distance des fondations et canalisations.
- Disponibilité parfois limitée selon les pépinières.
Quelles alternatives choisir pour un ombrage similaire ?
Si le mûrier platane parasol séduit par sa forme, d’autres essences peuvent répondre à un besoin d’ombrage rapide avec des contraintes différentes. Le paulownia elongata offre par exemple une croissance beaucoup plus rapide et un feuillage plus large, au prix d’un encombrement plus important et d’une taille plus fréquente. Pour un jardin où l’espace au pied de l’arbre doit rester praticable, l’aménagement environnant compte tout autant que le choix de l’essence : un sol stabilisé ou une allée bien délimitée valorisent l’ensemble de la composition paysagère.
Questions fréquentes
Le mûrier platane parasol produit-il vraiment des fruits ?
Non, les variétés commercialisées sous ce nom sont sélectionnées pour être stériles. Elles ne produisent ni fleurs fertiles ni mûres, ce qui évite les salissures habituellement associées aux mûriers fruitiers.
Quelle est la durée de vie d’un mûrier platane parasol ?
Bien entretenu, cet arbre peut vivre plusieurs décennies, voire plus d’un siècle pour certains sujets de mûrier. Sa croissance modérée limite les risques de dépérissement rapide comparé à des essences à pousse très rapide.
Peut-on planter un mûrier platane parasol en pot ?
Un jeune sujet peut être cultivé en grand bac pendant quelques années, à condition d’un arrosage régulier et d’un rempotage tous les deux à trois ans. À terme, une plantation en pleine terre reste préférable pour son développement optimal.
Faut-il tailler le mûrier platane parasol tous les ans ?
Une taille annuelle en hiver est recommandée pour conserver la forme arrondie et équilibrer le houppier. Un arbre non taillé conserve sa vigueur mais perd progressivement sa silhouette caractéristique en parasol.
Quelle distance respecter pour planter cet arbre près d’une clôture ?
Le Code civil impose un recul de deux mètres par rapport à la limite séparative pour tout arbre dépassant deux mètres de hauteur, sauf règlement local ou accord entre voisins prévoyant une distance différente.